- Eh bien, mon chat, tu es essoufflé ce soir.
- C’est à force de courir
- Que fais-tu là sur la balance?
- Je me pèse. J'ai dû maigrir à force de courir.
- Tu n’as pas pu suivre le train ?
- Il n’y avait pas de train ils étaient en grève
- Ce n’est pas de ce train que je parle mais du train des manifestations
- Je te dis qu’il n’y avait pas de train
- C’’est vrai que les manifestations çà piétine plutôt
- Comme les trains en temps de grève
- Les manifestants marchaient pourtant, les syndicats l’ont dit.
- Un train d’enfer pour défendre leur train de vie.
- Tu vois que tous les trains n’ont pas de rails. De bon matin, j’ai rencontré le train/ de trois grands rois qui partaient en voyage…
- Un train dans le désert, tu m’étonnes, il n’y a même pas de gare. Comment veux-tu qu’il y ait des trains s’il n’y a pas de gare ? çà pose assez de problèmes comme çà quand on veut un TGV.
- C’est comme dans l’armée le train des équipages.
- C’est une armée de chefs de gare ?
- Non, ils ont des camions et, en Indochine, ils avaient des pousse-pousse
- Une façon de sortir des rails. Je n’aime pas les rails.
- Pourquoi ?
- Parce qu’ils permettent de dérailler
- Et tu ne dérailles jamais ?
- Non, je vis avec en-train mon train-train quotidien. Je vais me recoucher.
- Il paraît que ce matin on peut dormir une heure de plus.
- Au train où vont les choses, on finira par rester au lit toute la journée.
Vivement la retraite !
Photos de régine Rosenthal.