- Mouss’ n’aime pas les présidents à perpète comme
il en existe dans certaines associations.
- Que fais-tu avec ce billet à la main ?
- C’est une info que j’ai reçu de l’AFP et que je voudrais transmettre.
- Alors vas-y
- Monsieur le Président d’une association de Trifouilly-les –Oies (une commune qui passe pour avoir tous les honneurs des media) a convoqué son bureau pour une excommunication majeure comme il y en avait autrefois dans les églises et les couvents.
Monsieur le Président veut exclure l’auteur d’un crime odieux, un crime contre l’autorité présidentiable, un refus d’obéissance comme on n’en voit plus depuis 68. Comme au temps de Savonarole la foule – représentée par un bureau moutonnier - a crié « maudit soit l’autre ».
- De quoi s’agit-il exactement ?
- D’un article dont il prit ombrage.
- Pourquoi ?
- Parce que je ne lui avais pas demandé l’autorisation de le publier.
- Ce n’est pas démocratique, çà.
- Les hommes forts n’ont que faite de la démocratie. Les présidents sont des hommes forts.
- « Si ce n’est toi, c’est donc ton frère.
- Je n’en ai point. – C’est donc quelqu’un des tiens
Car vous ne m’épargnez guère
- Vous, vos bergers et vos chiens »
- Les chiens ? Où sont les chiens ?
Mouss’ préfère les Présidents sciables.
Photographie d'Antine@