C’est pour
mieux garder le Pilat dans leur giron que les Testerins y ont fait construire une voie directe, évitant aux voyageurs assoiffés de dune les tentations de la ville, surtout celle d’à côté. Ils
font tout pour garder ce sable qui les inquiétait tant au XVIIIème siècle. Et si l’on parle encore de l’invasion de la forêt par la dune, c’est pour intéresser les touristes. On ne remerciera
jamais assez le courant sapeur de la passe sud d’avoir dénudé le Sablouney (c’est le nom que portait la dune au siècle dernier, quand elle était boisée) pour en faire un site touristique – e que
n’aurait jamais été une dune couverte de pins. La dune nouvelle fait de 104 à 114 mètres à l’altimètre du tourisme. Son sommet bouge sans arrêt mais les touristes ont besoin de certitudes.